Les moyens remédiant aux divergences conjugales

10294285_846831175331956_8765696062874916112_nMa sœur musulmane, mon frère musulman, sachez que le divorce ou menacer de divorcer n’est pas le remède lorsqu’apparaissent les symptômes de la divergence et les signes avant-coureurs de la désobéissance et du désaccord.

Le plus important pour remédier aux problèmes est de faire preuve de patience et d’endurance. Il est également important de connaître les différentes façons chez les gens de percevoir les choses, leurs différentes com­préhensions, comme leurs caractères distincts. Tout cela, couplé à la nécessité de pardonner et fermer les yeux sur beaucoup de choses. L’intérêt et le bien ne figurent pas toujours dans ce que l’on aime et l’on souhaite, mais parfois le bien se trouve dans ce que l’on n’aime pas et ce que l’on ne désire pas :

[Et traitez-les convenablement. Si vous les avez en aversion, il se peut que vous ayez en aversion une chose dans laquelle Allah met un grand bien

Le remède apporté par l’islam est clair lorsque la défection apparaît, lorsque la dislocation des liens conjugaux se manifeste, lorsque la désobéissance et l’arrogance apparaissent chez la femme qui tend par là à s’éloigner de sa fonction première en marquant de plus en plus ses distances et lorsqu’elle manque à son devoir envers son mari et renie ses bienfaits. Le divorce n’est absolument pas cité comme remède, que ce soit de manière directe ou indirecte. Allah dit dans sa révélation évidente :

[ Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et corrigez-les (doucement). Si elles vous obéissent, alors cessez vos réprimandes.

Le remède se concrétise par l’exhortation, l’orientation, l’exposé des erreurs commises et du rappel des droits. Mais aussi, en faisant craindre à l’autre la colère d’Allah et son aversion en employant une méthode complaisante, en faisant preuve de douceur, en lui donnant l’espoir (en la récompense d’Allah) et en l’effrayant (du châtiment d’Allah).

Parfois, le fait de s’écarter de sa femme dans le lit et de s’en éloigner, peut être une réponse à sa désobéissance et son arrogance. Observez que cet éloignement se fait dans la couche et non en dehors de celle-ci, c’est un éloignement dans le lit et non du foyer, cela ne se fait pas sous les yeux de la famille, des enfants ou des étrangers. Le but de cela est de remédier au problème discrètement sans le rendre public. L’objectif n’est pas également l’humiliation ou l’ébruitement des secrets et de son intimité. En s’écartant et s’éloignant de son épouse, on exprime une réplique à la désobéissance et l’arrogance, ce qui conduit en fin de compte à l’entraide et l’harmonie.

Quelquefois, le remède passe par l’usage de la fermeté et de la dureté. Pour certaines catégories de personnes, le doux conseil et la bonne conduite en vue de les changer ne leur profitent en rien. Pour ces catégories de gens, la douceur et la mansuétude n’ont aucun effet, alors que si la dureté fait son apparition, celui qui s’emporte facilement s’apaise et l’excité se calme.

Certes, s’en remettre parfois à la sévérité est un remède très efficace. Pourquoi ne nous en remettrions-nous pas alors que nous sommes en présence du refus d’un rôle (originel) et l’abandon des principes naturels de l’être humain ?

Ce qui est connu de tout homme sensé, est que la sévérité, quand elle remet de l’ordre au sein du foyer, mène à la cohésion et permet à la famille de retrouver ses bons rapports et son affection. Cela, est sans discussion meilleure que le divorce et la séparation. C’est un remède positif, éducatif et sensé. Il n’est pas prescrit dans le but d’affliger ou à titre de vengeance. Mais cela a pour objectif de réduire toute indiscipline et de s’opposer à tout trouble. Par ailleurs, lorsque l’épouse craint l’abandon et l’indifférence de son mari, alors, dans ce cas, le saint Coran nous indique un traitement de par le verset suivant :

[ Et si une femme craint de son mari l’abandon ou l’indifférence, alors il n’y a aucun mal pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure

Le remède ne se réalise que par le compromis ou la réconciliation, et non par le divorce demandé par l’homme ou par la femme. Cela peut être également réglé en faisant des concessions pour ce qui est des droits financiers ou personnels, et ceci afin de préserver le lien conjugal.

« Et la réconciliation est meilleure » : la réconciliation est meilleure que la séparation, le renoncement, l’indifférence et le divorce.

Mon frère musulman, ma sœur musulmane,

Ceci est un bref exposé et un rappel concis d’un aspect parmi tant d’autres propres à la compréhension de la religion et à la conformité avec ses règles. Mais où sont donc les musulmans par rapport à cela ?

Où est passé la décision de prendre deux médiateurs chargés de juger entre les deux époux au moment de leur désaccord[2] ? Pourquoi les conciliateurs se détournent-ils de ce remède ? Est-ce par renonciation à la réconciliation entre (les deux époux), ou bien est-ce par désir de voir la famille se décomposer et les enfants se séparer ?

Ce jugement n’est que stupidité et injustice et ne reflète pas la peur d’Allah et le sentiment qu’il nous surveille. Cette prise de position n’est qu’un abandon des lois d’Allah et un amusement à l’égard de ses limites.

Ibn Mâjah et Ibn Hibâne et d’autres ont rapporté un hadith du prophète, que les éloges d’Allah et sa paix soient sur lui, où il dit :

« Qu’a-t-il donc celui d’entre vous qui s’amuse avec les limites d’Allah en disant : « J’ai répudié (ma femme), puis je l’ai reprise ? S’amuse-t-on avec les limites d’Allah alors que je suis présent parmi vous ?

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